BLAGOVECHTCHENSK LA NUIT...
Par Olga le vendredi, 16 novembre 2007, 11:48 - C'est nous! - Lien permanent
Vivant chacun
sa vie, étant chacun différent l'un de l'autre, nous vivons tous la vie de
notre ville, la ville qui nous est très chère à nos cœurs, la ville
dont l'esprit est dans chacun de nous et que nous
construisons et créons chacun par sa propre voie, la ville dont la renommée est
dans nos activités...
Suite à la proposition du SCAC de l'Ambassade de France à Moscou de s'associer à la manifestation culturelle "La Nuit de l'écrit" dans le cadre de Lire en fête 2007, lancée aux universités partenaires d'organiser l'atelier d'écriture, nous avons décidé, nous aussi, de nous réunir le 19 octobre dernier pour parler de Blago la Nuit. Notre professeur française Laetitia GIORGOIS a bien anime cet atelier en inspirant des étudiants à la création de leurs œuvres poétiques.
Je profite de notre blog pour vous proposer de lire les œuvres de nos jeunes talents francophones. Ils sont tous les meilleurs, à mon avis! La lecture de ces exposés m'a rendue très fière! Fière de nos étudiants enthousiastes, fière de la ville de Blagovechtchensk qui les a tant inspirés!
par Krassovskaya Ekatérina, étudiante en 3ième année
«Tu
quittes ta maison… Tu descends dans les sombres rues fatiguées de leurs
journées de travail, mal éclairées par les réverbères. Personne ne dort encore,
tu entends quelques chansons populaires qui viennent des fenêtres, tu sens
l’odeur du lait réchauffé pour les enfants insouciants revenus trop tard. En
attendant que tu marches, la ville s’apaise.
La Nuit tombe. Elle est partout : sur tes lèvres, sur tes cils, sur tes cheveux. Elle FRAPPE à ton cœur. Tu aspires au charme silencieux de la ville provinciale et la Nuit aspire ton esprit. La lune fait sa promenade dans le ciel et éclaire ton chemin en souriant faiblement. Tu penses qu’elle est ton seul interlocuteur, mais la solitude n’existe pas sur ta planète. Tu rencontres les gens, regardes leurs yeux et comprends que vous êtes liés par le même fil… Ce fil est la Nuit. Une tristesse inexplicable s’approche furtivement du cœur.
Tu viens sur les quais, les quais du fleuve qui porte ce nom fabuleux, le nom du plus grand sentiment du monde – L’Amour. Les amoureux sur les quais sont comme des ailes de papillon pliées ensemble. Tu t’assieds sur le banc où quelqu'un avait écrit qu’il « était ici et qu’il aimait Marie… » Tu lèves ta tête et voies La Chine. Ça fait très bizarre de voir un autre pays, une autre civilisation presque à deux pas de toi. Des gens qui y vivent, d’autres lois, d’autres noms, qui appellent ce fleuve autrement, ils voient aussi cette Nuit. Ça n’arrive qu’à Blago.
Soudain tu entends les pas survenus du silence, ils s’approchent de toi. C’est un homme. Il y a quelques vies, que tu ne t’en étais pas aperçu. Tu comprends que c’est Lui. Ici les noms ne sont pas nécessaires, parce que Toi c’est Toi, Lui c’est Lui. Tu pourrais le rencontrer seulement cette Nuit… Seulement cette Nuit à Blago, sur les quais du fleuve enchanté, tu te diriges vers Lui et l’embrasses. A ce moment tu sens comme le temps dessine ta vie, dessine l’éternité. Ce seul moment est miraculeux : la Nuit, Toi, Lui, les Amoureux, la Lune, tout ça réuni en un Essentiel…
Demain sera un nouveau jour, une nouvelle rosée, tu te réveilleras autre, mais cette Nuit à Blago - tu ne l’oublieras jamais… »
par Oleg Poustovalov, étuidiant en 2ième année
“Le jour c’est la vie des êtres,mais la nuit c’est la vie des choses”
Alphonse Daudet
Blagovechtchensk. Le jour. La rue Lénine. Les foules immenses se dépèchent.
Les voitures passent avec une grande vitesse. Un remue-ménage.La nuit tombe sur la ville. Le calme. La silence. La lumière des réverbères
pénètre dans l’ombre des cours. Le noir de la ville reprend son pouvoir. La
nuit fait vivre des choses qui dormaient le jour. Désormais l’Univesité n’est
plus un grand temple de connaissance. La nuit elle ressemble à un bogatyr de
conte, il est fort, gigantesque. Il nous regarde de sa hauteur, le sage ancien.
Il ne fait pas peur, ce vieillard est bon. 
Près de l’Univesité la place centrale de la ville se repose. Le jour elle est comme une maîtresse généreuse, elle accueille ses visiteurs, le jour de fête elle met ses meilleures robes. Elle se fatigue vite, c’est pourquoi elle a besoin d’un repos.
Notre ville n’est jamais seule et si un malheur vient et que toutes les flammes de notre ville s’éteignent, notre voisine étrangère de l’autre rive du fleuve d’Amour partage avec nous sa joie, la joie de la ville qui veille toutes les nuits. La lumière de la Lune se noie en suivant son cours en se reflétant sur les eaux de l’Amour pour apparaître la nuit prochaine.
Commentaires
"La lune fait sa promenade dans le ciel et éclaire ton chemin en souriant ..." c'est une écriture magnifique, de poésie, de rêve". Comme Victor Hugo quand il chante "la lune était sereine et jouait sur les flots ..." Bravo !
bonne continuation
chapeau
to be or not...
en qlq sotrte oui 10/10
Cette ville est mon amie...